Buenos Aires – la ville qui ne dort jamais

Après Bariloche, mon chemin m’a amenée, à redécouvrir Buenos Aires ! Immersion en pleine ville ! Et quelle ville ! J’avais un peu peur, après la nature, de me retrouver au milieu de tant d’effervescence. De plus, je gardais un souvenir mitigé de Buenos Aires, influencée surtout par les commentaires d’autres voyageurs qui avait moins aimé.
Mais je m’étais fixé comme objectif de prendre quelques cours d’espagnol et de tango, alors direction la capitale.

J’ai adoré !

C’est ce qu’il faut retenir. J’ai adoré! Et je suis fière de pouvoir dire que je suis autant à l’aise à la campagne, qu’à la ville, dans les montagnes ou entourée de grattes-ciel. Même si, qu’on se le dise, j’ai besoin de nature pas loin, tout de même. Mais pour cela, il y a les parcs, les places, la réserve écologique, qui rendent BsAs (abréviation utilisée ici..) encore plus belle !

Grattes-ciels et verdure

La ville est divisée en plusieurs quartiers et chacun a une âme réellement différente. C’est génial, on peut faire des activités différentes dans chaque quartier, goûter des plats différents, observer des comportements différents.

San Telmo, mon quartier préféré, avec ses maisons basses, à l’architecture d’époque, sa Feria (marché d’artisanats locaux, dans les rues) du dimanche et sa milonga (soirée tango, mais aussi le nom donné au type de tango rapide) à l’extérieur, du dimanche soir. Je ne m’en lasse pas. Cette fois, j’ai fait exprès d’arriver dimanche matin pour pouvoir me balader dans ses ruelles animée l’après-midi. Elles regorgent d’artisans et on peut y écouter des groupes de percussions dans la rue. C’est une ambiance de rue tellement argentine, que j’adore ! Pourquoi on n’a pas ça chez nous ? Genre, tous les jours la fête de la musique ?
J’ai fait un tour de la féria, j’ai discuté avec 2-3 artisans, je me suis fait offrir une bague, j’ai salué celui à qui j’avais acheté mon maté il y a deux ans. J’ai flanné dans les rues, regardé les gens danser au son des tambours. J’ai passé la soirée à danser le tango. Surtout avec Oscar, un argentin, qui a voulu m’enseigner les bases. Super !
(Auberge à San Telmo : America del Sur)

(Cliquez sur les photos pour les agrandir 😉 )

Petite anecdote : Oscar et son ami ont proposé de me ramener en voiture, après la milonga, parce qu’ils avaient peur pour moi si je rentrais seule à pieds. Moi, je n’avais pas peur mais bon, les argentins sont insistants. On est partis à pieds chercher la voiture et là…ben, plus de voiture ! partie, disparue ! A-t-elle été volée ? Ils vont demander au fastfood du coin. La voiture est à la fourrière pour mauvais stationnement. Je ris jaune. Parce que du coup, on fait des détours à pieds, pour chercher cette fameuse fourière (en fait un parking dans lequel ils mettent les voitures enlevées, et qui reste ouvert toute la nuit), donc j’aurais pu rentrer. Bref. On fini par la trouver mais, l’ami – qui conduit- est tellement énervé qu’il se perd dans le centre et ne trouve pas comment m’emmener. Je fini par descendre en disant que je peux marcher les deux derniers pâtés de maison. Aïe aïe ces argentins au sang chaud !

Palermo, le quartier un peu plus chic et bobo et un peu plus cher. Ses rues regorgent de street art (et j’adore aussi hein !) et il y fait bon boire un verre le soire entre copines de voyage, à parler des garçons (ben oui, en voyage aussi !).


Le micro-centro, entre les rues piétonnes de Lavalle et Florida. C’est le quartier des bureaux, alors ça grouille de monde la semaine et c’est désert le week-end. Sur Florida, tous les mètres on peut entendre « cambio, cambio, cambio… ». Ce sont des mecs (très peu de femmes!), dans la rue qui proposent de faire du change de dollars, euros, réal, tout ce qu’on veut. C’est épuisant de les entendre, je ne sais pas comment il font pour répéter cela à longueur de journée, sans faire de pause et quasi sans respirer..!
(Auberge : Che Juan)

Recoleta, je connais surtout le cimetière, digne du Père Lachaise à Paris, que j’avais visité la dernière fois. Je dirais que c’est le quartier « musées et parcs ». J’y ai découvert les parcs en faisant un tour à vélo de 4 heures, avec le frère de Daniel, qui, lui, habite BsAs ! 🙂

Puerto Madero, sur les quais, non loin de la réserve écologique. Chouette ambiance de nuit, avec les quais illuminés, pour boire un verre. Mais plus cher.

Couchsurfing, différement…et le tango

Après une semaine de couchsurfing, j’avais envie de rester dans une auberge, pour rencontrer du monde ou prendre du temps pour moi. Alors, j’ai utilisé couchsurfing différemment. Je mets toujours une annonce « publique » sur mon profil, pour demander un hébergement. Cette fois, j’ai mis une annonce pour rencontrer des locaux, et surtout pour trouver quelqu’un qui puisse m’apprendre quelques pas de tango. Et ça a super bien fonctionné ! J’ai rencontré Maximiliano pour aller boire un verre, Joel, professeur de tango à ses heures perdues, pour aller danser dans une milonga sans touristes et avec de la musique live (génial !), Ignacio pour une milonga à San Telmo tout en discutant psychologie. Tous m’ont appris le tango à leur manière, avec certaines contradictions. Difficile d’apprendre le tango mais tellement plaisant de pouvoir un peu danser. Ils étaient tous d’une telle bienveillance..!
Finalement, j’ai décidé de ne pas prendre de cours à proprement parlé, puisque, ensuite, en un an de voyage, j’aurais oublié les bases en rentrant. Autant commencer vraiment, à la maison. Et puis, à Buenos Aires les cours de tango ne sont que pour les touristes, car trop chers pour les porteños. Je ne suis pas sûre d’aimer le concept.

Les cours d’espagnol

J’ai suivi des cours pendant 1 semaine, chaque jours de la semaine chez Porteñisima. Individuellement et en duo. C’était sympa.
Cela m’a débloquée sur le moment, puis embrouillée totalement. Je ne sais pas trop si c’était bénéfique, mais je suis contente d’avoir testé. Et cela donnait une petite routine à mon séjour ici, comme si je m’étais un peu installée. Et ce n’est pas négligeable.

Vie culturelle

Centre culturel de Recoleta
Ce n’est pas un musée, comme son nom l’indique, mais on peut y trouver des petites expositions temporaires, en tout genre. Et il y a plein de salles de lecture, de travail, plus ou moins douillettes et aménagées selon certains thèmes. Ça donnerait presque envie de revenir aux études !! On pourrait aussi ouvrir de tels centre, chez nous ? Quelqu’un connaît ce genre de lieu (excepté à Paris où il y a tout..) ?!
La casa Gardel
on y apprend que le roi du tango est français et né à Toulouse ! Visite courte et sympathique
MACBA & MAMBA
Musées d’art contemporain, à San Telmo. Dans le premier, j’ai vu une exposition sur des effets visuels et lumineux, dans le deuxième une expo plus art contemporain, comme je les aime, où on ne comprend rien et où on se dit que tous les artistes sont bien barges ! J’adore !
MALBA
Musée à Palermo, mêlant contemporain et moderne. Superbe !
Aténéo
Ancien théâtre transformé en bibliothèque. C’est magique, paisible et inspirant !
La Bomba del Tiempo
Concert de percussions, absolument magique !!! Une quinzaine de percussionnistes sur scène, des invités surprises, et ça a lieu chaque lundi soir au Konex, une scène extérieure au sud de Palermo. A faire sans se poser de question !
Concert dans le noir
Ou…ma première expérience de claustrophobie ! Il s’agissait d’écouter un album d’un groupe de rock (que je ne connais pas^^), dans une salle plongée dans le noir. La salle dispose d’enceintes puissantes, capables de retransmettre le son pur, ce qui donne une impression d’immersion dans la musique (‘paraît!). Je suis arrivée super en retard à cause d’un problème d’auberge, et je n’ai pas pu rejoindre mon ami déjà installé. J’ai été guidé par le gérant, il m’a tenu la main pour me guider à ma place et m’a laissé là, dans le noir absolu. Je ne savais ni où j’étais, ni si il y avait des gens, devant, derrière ou sur les côtés. Je m’attendais à des effets de lumières, mais je ne voyais rien. J’ai flippé, je suis ressortie. Finalement, ils m’ont proposé une chaise vers l’entrée, de manière à ce que je puisse voir la luminosité dans mon dos. Je me suis apaisée, et j’ai pu profiter. Drôle d’expérience tout de même ! La prochaine fois, j’irai manger dans le noir, ça je préfère ! Et j’ai trouvé une adresse 😉
Le Cabildo et la Plaza de Mayo
Petite explication sur la révolution du 25 mai 1810 (que je suis bien incapable de retranscrire malheureusement..).

Pratique : l’argent en Argentine

Moins facile qu’au Chili ici pour se procurer du cash. Au chili, je pouvais retirer directement dans les banques, sans trop y perdre en prenant en compte le taux de change et les frais bancaires. Mais à Bariloche, lorsque j’ai voulu faire de même, je ne pouvais retirer que 2000 pesos, soit 15 euros environ, et la banque locale me taxait de 650 pesos… Je n’ai donc pas pu retirer. J’ai fait du change dans la rue, mais on ne m’a pas donné la somme totale annoncée, je n’ai doncpas réitéré. En argentine, l’inflation est énorme, et le taux de change varie de jour en jour. Les banques en profitent et taxent. Même les Argentins doivent faire du change, en se procurant des dollars (je ne sais comment…).
Arrivée à BsAs, un français m’a conseillé de passer par Western Union. Je ne savais pas vraiment à quoi cela servait jusqu’à aujourd’hui. C’est super pratique, il suffit de se créer un compte et de se faire un virement à soi-même, puis d’aller dans une agence et de retirer le cash envoyé.
Bon, comme je n’avais guère envie de retourner tous les 3 jours dans l’agence pour retirer du cash, je me suis fait un gros virement. Sauf qu’ici pour l’équivalent de 10 euros, j’ai déjà 3 billets de 200 pesos. Autant dire que j’ai eu l’impression d’avoir braqué une banque quand je suis ressortie avec les liasses de billets; que j’ai planqué au fond de mon tote bag, bien serré contre moi… Ouf, je ne me suis pas fait braquée ! 🙂

Après 10 jours à Buenos Aires, je ne suis pas rassasiée, il y a encore tellement à découvrir et vivre ici. Mais il faut tout même avancer, car d’autres choses m’attendent aussi ailleurs. Mais je reviendrai, un jour. La liste de mes prochaines destinations s’allonge au fur et à mesure de mon avancée, je suis très mal barrée..hihi!

Hasta luego trépidante Buenos Aires !

Mimos,
Marine


2 réflexions sur “Buenos Aires – la ville qui ne dort jamais

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